Pisciculture : Henri Djombo entend changer la physionomie du centre de Dzoumouna

Pisciculture : Henri Djombo entend changer la physionomie du centre de Dzoumouna

« Donnons-nous cette année pour qu’au début de 2017, nous ayons une station impeccable. Il vaut mieux répartir à zéro et s’assurer que dans les six mois à venir, nous changeons totalement la physionomie de notre projet », a déclaré Henri Djombo, en réponse aux doléances du directeur du centre de développement des pêches et de l’aquaculture, André Bitomba.

En effet, pour bien fonctionner, cette station d’une superficie de 6 hectares comportant 44 étangs, a besoin, d’après son directeur, d’aliments de bétails, nécessaires pour le développement et la survie des poissons, de réparer les machines du centre de fabrique d’aliments, actuellement en panne. Un personnel qualifié puis des moyens roulants pour leur mobilité figurent parmi les besoins pressants, de même la clôture de tout le site pour stopper les vols des produits. Le canal qui ravitaille en eau tous les étangs est défectueux. « Si l'on réhabilite cette station, elle pourra produire par an, 100 tonnes de poissons », a-t-il indiqué.

Déterminé à apporter des solutions aux problèmes qui se posent, Henri Djombo a instruit ceux qui sont chargés du suivi de l’exécution du budget d’investissement de veiller à ce que, dès que le budget est voté, soient engagées les dépenses en respectant les délais de procédures jusqu’à leur aboutissement.

Henri Djombo a, par la même occasion, demandé aux travailleurs dudit centre de chercher aussi à s’autofinancer. « Vendez les poissons, enregistrez les recettes, signalez au trésor public et utilisez-les pour votre fonctionnement ».

Réagissant au manque de personnel qualifié, le ministre a recommandé que soit monté un plan de formation qui sera soumis au ministère de l’Enseignement Technique qui devra à son tour, intéresser les jeunes à ce secteur afin que le pays dispose dans le futur, des cadres formés dans ce domaine.

Outre le Centre de Dzoumouna, la délégation du ministre s’est rendue au village Samba Alphonse, où évolue l’association Alpha 8, un centre piscicole privé disposant de 33 étangs. Opérationnel depuis plus de dix ans, ce centre a reçu récemment un appui financier d’environ 10 millions de FCFA, du Projet de développement agricole et de réhabilitation des pistes rurales. Notons que ce centre, qui a une forte production, est mieux organisé et n’a pas les mêmes problèmes que Dzoumouna.

A Kombé, le ministre d’État a visité le Centre de vulgarisation des techniques de l’élevage. Composé de deux entités dont l’une gérée par l’Etat et l’autres par les chinois, on y élève les porcs et les poules.

Au Centre de démonstration des techniques agricoles, par contre, les cultures telles que le soja, le maïs, le riz et le Padi sont en train d’être développées. Signalons que c’est dans ce centre que le gouvernement met en œuvre son « projet banane » qui vise à distribuer des boutures saines aux agriculteurs à travers le territoire national.

« Les structures publiques sont en sous productivité. Je me rends compte aussi que le privé fonctionne mieux, bien qu’ayant les mêmes problèmes de financement. Il faut y apporter une solution durable », a conclu Henri Djombo.

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