Congo-Brazzaville : un domaine agricole 100 % écoresponsable

Congo-Brazzaville : un domaine agricole 100 % écoresponsable

La culture écoresponsable des palmiers à huile en zone de savane ? C’est possible : la General Trading Company et le Complexe agropastoral et forestier s’y attèlent depuis 6 ans.

De retour au Congo après un master en ingénierie de l’Internet à Londres, un diplôme d’ingénieur télécoms à Paris et quelques années de carrière de cadre dans l’informatique en France, en 2013, Michel Djombo Balombelly crée avec son frère Arnaud la société General Trading Company (GTC), spécialisée dans l’installation de réseaux.

Mais le déficit en produits agricoles dont souffre le pays les amène à rapidement repositionner leur activité. Ils décident d’aménager un terrain familial de 1 280 hectares (ha) situé dans le nord-est du Pool pour faire de GTC la première entreprise congolaise à cultiver des palmiers à huile en zone de savane.

Huile de palme écoresponsable

Le Complexe agropastoral et forestier (Capfor) était né. Objectif : démontrer que l’on peut cultiver le palmier à huile sans détruire la forêt. Fils d’Henri Djombo, alors ministre de l’Économie forestière et de l’Environnement (désormais au portefeuille de l’Agriculture), les patrons de GTC étaient à bonne école.

Aujourd’hui, le domaine emploie 50 permanents et comprend une palmeraie de 450 ha, dont 80 ha en production, d’où sont extraites 150 à 200 tonnes d’huile par an. L’essentiel est transformé en savons estampillés Bosco (« Bon savon du Congo »).

Outre la dimension écoresponsable de la palmeraie « 100 % savane », toute la production de Capfor est aussi 100 % bio. « Pour enrichir les sols, on utilise des légumineuses comme le mucuna, les rafles et les fibres issues des régimes, du calcaire et de la cendre, explique Michel Djombo. Et on est en train d’élaborer de l’engrais composté. » Également à l’étude, l’établissement d’une certification « Palmier à huile en zone de savane » et la création d’une labellisation écoresponsable, dont GTC sera le pionnier au Congo-Brazzaville.

Cultivés en zone de savane, les palmiers du domaine de GTC produisent 10 tonnes d’huile de moins à l’hectare par rapport à une exploitation en forêt, en revanche les coûts de plantation et d’entretien sont jusqu’à huit fois inférieurs.

Source : adiac-congo

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